Je me confesse : Oui, je suis une droguée

Une réflexion personnelle honnête et sans filtre à propos de "l'addiction aux voyages", par Massaïa


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Réflexion personnelle

Parce que lorsque mes yeux se ferment le soir, c’est la dernière chose à laquelle je pense, parce que lorsqu’ils s’ouvrent le matin, c’est la première chose qui envahit mon esprit. Parce que comme tous les junkies, j’ai besoin de ma dose, et que lorsque je ne l’ai pas, je tourne chez moi comme un lion en cage. Un lion affamé, prêt à sacrifier un tas de choses pour obtenir de quoi se mettre sous la dent.

Parce qu’à chaque injection, c’est le même compte à rebours qui recommence inlassablement. Telle une épée de Damoclès au-dessus de ma tête, c’est un grand sablier qui déverse ses grains de sable sans que je ne puisse l’arrêter, sans que personne ne puisse l’arrêter.

“Comme le minuteur d’une bombe impossible à désamorcer”

Oui, à chaque injection, c’est le même compte à rebours qui redémarre jusqu’à la prochaine.
Et le temps entre chacune de mes doses pèse lourd tel un poids sur mes épaules.

Parce que lorsque le manque se fait sentir, mon humeur en dépend, devient parfois massacrante.
Je suis en manque, j’ai besoin de ma dose.

Parce que j’ai parfois fait passer ma dépendance avant des êtres chers, parce que j’ai manqué une ribambelle de Noël et d’anniversaires,
parce que parfois je n’étais pas là lorsque l’on avait besoin de moi.

“Parce que le goût est trop doux et me somme de revenir” 

Parce que chacune de ces seringues a un goût de paradis, que lorsqu’elles m’amènent loin là-bas le goût est trop doux et me somme de revenir. 

Peut-être aussi parce qu’on m’a enfermée, qu’on m’a privée de tout, parce que lorsque j’étais plus jeune, j’ai été gravement malade et que je ne rêvais qu’à un soupçon de liberté, de quitter ce lit blanc et de ne plus jamais sentir cette odeur nauséabonde d’hôpital, parce que je ne rêvais qu’à m’évader.

“Parce que j’étais en manque de liberté et que j’aurais tout donné pour l’obtenir, une fois encore, même une dernière fois”

J’ai le profil type : solitaire, un peu distante, l’esprit créatif…
J’ai quitté tous mes jobs, tous, parce que tout le monde le sait : le travail et la drogue ne font pas bon ménage,
et que j’ai préféré la drogue à quasiment toute autre chose qui est entrée dans ma vie.
Comme tous les camés, j’ai menti, j’ai dit parfois que c’était finit, que je voulais retrouver une vie “normale”.

Mais à chaque fois, j’ai rechuté, parce que le goût était trop doux, et parce que le manque me réveille la nuit.

“Parce que j’ai fait beaucoup de sacrifices pour financer ma dépendance, et que je ne l’ai jamais regretté…”

Alors oui, je suis droguée.
Je suis droguée aux voyages, à la nouveauté, aux autres horizons. Je suis éprise de liberté.
Et l’absence de mouvement provoque en moi un manque aussi violent qu’un junkie en manque d’héroïne.
Mes seringues sont remplies de découverte, de paysages et d’un million de couleurs. 

Oui, je suis droguée aux voyages. Et je ne sais pas quoi faire hormis attendre l’overdose.

 

 

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“Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu’exister.”

Oscar Wilde

2 commentaires sur “Je me confesse : Oui, je suis une droguée

  1. J’ai trop flippé au début et un grand oufffff à la fin avec un grand sourire et surtout une grande fierté de t avoir comme fille je t aime

    1. C’est moi qui suis fière d’avoir un Papa comme toi. Tu es un modèle de sagesse, de calme, d’intégrité et d’honnêteté, tu es MON modèle ! Je t’aime, à très bientôt 🙂 🙂

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