Grand-Popo : La Perle du Sud

Un paysage paradisiaque de Grand-Popo au Bénin

Oui, Grand-Popo est pour moi (et pour beaucoup d’autres) la “Perle” du Sud Bénin. Et je pèse mes mots.
Les plages sont dignes de cartes postales, les paysages splendides et la culture vaudoue très présente.
Tout ce qu’on serait susceptible de vouloir venir chercher au Bénin, en fait.
La ville est composée de pas moins de 60 villages, et un grand marché a lieu tous les lundis et samedis.
J’y avais déjà été il y a quelques années de cela, j’y suis retournée la semaine dernière.
Et pour ne pas changer, je vous raconte.


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Un Décor Paradisiaque

Et lorsque je parle de décor, je veux surtout parler des plages.
Longues de plusieurs kilomètres, d’une largeur incomparable, quasiment vierges de toute construction, palmiers & paillotes agrémentant leur sable doré… que demander de plus ? C’est l’endroit idéal pour un séjour détente, un week-end, ou même un break en pleine semaine, pourquoi pas ?!
Situé à peine à 1h30 de Cotonou, ce serait presque un pêché de s’en priver !
L’offre hôtelière étant plutôt développée à Grand-Popo, il est très facile de trouver un hébergement sympa si on veut prolonger son séjour et profiter
un peu plus longtemps de ses plages de rêve.

Un paysage paradisiaque de Grand-Popo au Bénin
Un hamac sur une plage de Grand-Popo au Bénin
Un paysage paradisiaque de Grand-Popo au Bénin
Un paysage paradisiaque de Grand-Popo au Bénin

La Bouche du Roy

Quiconque ayant déjà mis les pieds au Bénin en a forcément entendu parler :
La Bouche du Roy, ce lieu unique où l’on peut assister à la rencontre de l’Océan Atlantique et du Fleuve Mono.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la rencontre est loin d’être délicate ! Les courants s’affrontent, se mêlent et s’entremêlent, à tel point que leur rivalité se voit à l’œil nu. Courant, contre-courant, tourbillon, le spectacle est fantastique pour ceux qui, comme moi, se retrouvent fascinés face à la force incontrôlable de la nature. Évidemment, la baignade est plus que déconseillée, elle serait inconsciente. La profondeur des eaux du Fleuve Mono varie de 3 à 6 mètres, et happé par un tourbillon vous entraînant vers le fond, personne ne pourrait vous en extirper… Pas de panique, tant que vous ne tentez pas de baignade irréfléchie, vous ne risquez absolument rien. De plus, juste un peu plus loin, il est possible de se baigner sans danger. Écoutez les conseils de votre guide qui est censé connaître la région.

Quoi qu’il en soit, ce bras de terre à la jonction du Fleuve et de l’Océan vaut vraiment le coup d’œil. Il est entouré par, d’un côté l’Océan à perte de vue, de l’autre des îlots et les rives des villages alentours. 
Il est possible d’y accéder à pied ou en pirogue, et certains points d’attraits touristiques aux alentours valent le détour.
Vous pourrez ainsi faire une halte sur “L’île aux oiseaux”, où Cormorans, Martins-pêcheurs, Corbeaux bleus et Éperviers viennent faire une pause entre deux parties de pêche ! Vous pouvez aussi vous arrêter dans le “Village de Sel”, où les femmes récoltent le sel de manière artisanale.

En revanche, la “beauté” du lieu est un coup de chance : en effet, selon la marée, le bras de terre menant jusqu’à l’embouchure peut voir sa beauté gâchée par les détritus. En gros, vous avez une chance sur deux de trouver un coin de paradis propre et naturel, ou de trouver un sable jonché par les déchets jetés dans la mer ou dans le fleuve par les Hommes (oui je sais, encore eux, c’est lassant à la fin…) !

Cela dit, ça vaut la peine de tenter le coup, car même si les détritus sont de la partie, il ne recouvrent pas non plus le sable,
et ne gâchent en rien le spectacle des eaux agitées.

La Bouche du Roy vue du ciel, Grand-Popo, Bénin
Crédit photo : Eco-Bénin
La Bouche du Roy, Grand-Popo, Bénin
La Bouche du Roy, Grand-Popo, Bénin
Paysage du village de sel de Djègbadji à Ouidah

Il existe un autre “Village de Sel” à Ouidah.
J’ai écrit un *article complet & illustré* dans lequel je vous raconte
ma visite de ce lieu surréaliste où les femmes s’en vont cueillir le sel…

Le Jonc de Mer 

En me rendant à la Bouche du Roy, mon œil s’est trouvé attiré par un spectacle absolument magnifique que je me devais de partager avec vous. 
Sur le bord des routes, des dames s’emploient à trier et faire sécher du jonc de mer afin de le revendre au marché pour diverses utilisations (construction, tissage…). La façon dont elles disposent les tiges au sol couplée au cadre enchanteur de la plage et du Fleuve m’ont subjuguée de beauté. Ça m’a fait penser aux paysages de rizières asiatiques, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être à cause des teintes de vert absolument sublimes. Je vous laisse apprécier par vous-même par le biais des quelques clichés que j’ai pu en faire…


Outre la beauté du site, ma rencontre avec ces courageuses femmes et leurs enfants en bas-âge jouant au milieu de ces joncs m’a profondément marquée, pour ne pas dire bouleversée. Nous avons discuté (avec l’aide d’un efficace traducteur) de leurs conditions de vie, et l’une d’elles s’est confiée quant à son profond regret de ne pas avoir eu accès à une éducation scolaire. Une piqûre de rappel qui m’a une nouvelle fois fait prendre conscience
de la chance que j’ai d’avoir été à l’école, de posséder tout ce que j’ai et d’avoir l’immense chance de pouvoir voyager.
Une chose essentielle que l’on oublie beaucoup trop souvent à mon goût.

Un enfant parmi les joncs de mer en train de sécher au Bénin
Des palmiers dans la brume à Grand-Popo, Bénin
Culture et séchage du jonc de mer au Bénin
Bisou à une tortue marine, MassaÎA

C’est aussi à Grand-Popo que j’ai eu l’immense privilège de rencontrer des Tortues Marines, voir leurs oeufs et remis des bébés tortues à la mer !
Vous pouvez voir mon *article complet & illustré* sur cette rencontre magique.

Un  Arrêt Imprévu

C’est en arrivant à Grand-Popo, peu avant le grand carrefour, que j’ai aperçu cet ancien pont en fer vieilli par le temps et l’air marin,
envahi par la végétation tropicale. Je suis littéralement tombée sous le charme. D’après ce que l’on m’a dit, ce pont daterait de la 1ère Guerre Mondiale. Il est encore emprunté aujourd’hui par les habitants, le plus souvent à pied, plus rarement en moto. Quelques frayeurs tout de même, à cause de son état délabré, son sol instable et les nombreux trous qui le parsèment. Si vous avez le vertige, je vous déconseille de le traverser !

Un vieux pont à Grand-Popo, au Bénin
Massaïa sur un vieux pont au Bénin
Des enfants traversant un vieux pont à Grand-Popo, Bénin

Réflexion personnelle


J’avais déjà été à Grand-Popo le temps d’un week-end, pour profiter du soleil, des cocotiers et de l’eau turquoise de ses plages.

Je m’étais arrêtée au caractère balnéaire de la zone. Or, Grand-Popo a beaucoup plus à offrir que ses plages de sable fin.
L’histoire de la ville, sa culture et ses pratiques religieuses sont d’une grande richesse et j’aurais réellement regretté d’être passée à côté.


Quant à elles, les femmes travaillant le jonc de mer ont été l’une de mes plus belles rencontres au Bénin,
mais aussi l’une des plus émouvantes, l’une des plus touchantes, l’une de celles qui vous forcent à vous remettre en question.
L’un de celles qui vous mettent face à votre ingratitude, face à votre égoïsme.

Ces femmes ne liront certainement jamais cet article, mais je les remercie profondément de m’avoir rappelé à quel point je suis bénie.

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Un paysage paradisiaque de Grand-Popo au Bénin
Crédit photo : ma Maman !

Je vous livre un secret…


À Grand-Popo, non loin de la Bouche du Roy, se trouve l’un des villages les plus animistes de la région (et par “animiste”, comprenez “vaudou”).
Des fidèles chrétiens envoyés par l’Église ont tenté de convertir la population et ont fait construire une église dans le village afin de prêcher
la “bonne” parole. Mais malgré tous leurs efforts, celle-ci reste vide, les habitants tenant à garder leurs croyances intactes.
Le vaudou est donc très présent au sein du village, et lorsque l’on s’y promène, il est fréquent de croiser un autel ou un couvent vaudou, entre autre…. 

Culture et séchage du jonc de mer au Bénin

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Le Saviez-vous ?


Le nom “Grand-Popo” viendrait de l’époque coloniale portugaise et brésilienne.
Les colons avaient prévu de construire un grand port au Bénin et un autre plus petit au Togo, proche de la frontière,
afin de procéder à l’embarquement des esclaves.
Ne sachant pas correctement prononcer le mot “port”, l’emplacement où ils devaient aménager le plus grand est devenu “Grand Popo”.

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6 commentaires sur “Grand-Popo : La Perle du Sud

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